Historique

Harmonie en 1830

Les archives de la ville de BAUME LES DAMES font déjà état des musiciens à BAUME LES DAMES en 1633 ! Mais il a fallu attendre 1830 pour qu'une musique de la ville soit régulièrement constituée comme l'atteste une lettre de M. JOLY, chef de musique, répondant à un questionnaire du Sous-Préfet le 3 Avril 1866. En 1830, sous la direction de M. JAVEY, maître de musique, la musique de la ville alors Harmonie était composée de 23 musiciens. Leur répertoire comportait des ouvertures de ROSSINI : \"le Barbier de Séville\", \"Guillaume Tell\", \"La pie voleuse\", des airs de MEYERBEER et de BELLINI. Le programme de l'époque était donc composé principalement d'Arrangements pour Harmonie, sur des ouvertures et des airs classiques avec quelques marches militaires. L'effectif était le suivant : 1 petite clarinette Mib, 1 petite flûte, 6 clarinettes Sib, 2 cors, 1 basson, 1 ophicléide alto, 1 ophicléide basse, 1 bugle, 1 serpent basson, 2 trombones, 1 trompette, 1 cornet, 1 grosse caisse, 2 cymbales, 1 tambour roulant. La municipalité achetait les instruments, la musique à exécuter, et fournissait gratuitement une salle pour les répétitions avec le chauffage et l'éclairage. En 1830, la ville de BAUME LES DAMES allouait un traitement annuel de 300FF au chef de musique qui exerçait également les fonctions d'organiste. L'entretien des instruments figurait sur le budget communal avec celui des armes et des caisses pour un montant annuel de 100FF. Par comparaison, le traitement annuel de l'instituteur était de 500FF, du vicaire de 250FF et de l'agent de police de 150FF. C'est dire qu'à cette époque la ville de BAUME LES DAMES fournissait un gros effort pour entretenir une musique.

Oprhéon et fanfare en 1861

La composition de l'Harmonie ayant changé, les cuivres remplacent les bois, l'Harmonie devient Fanfare, suivant l'influence des musiques militaires du XIXème siècle. En 1858, la fanfare de la ville est dirigée par M. Emile JOBIN qui quitte notre ville en 1861 pour diriger la musique de VUILLAFANS. De nombreux candidats postulent pour le poste de chef de musique et un concours doit être organisé par la municipalité pour les départager. Finalement c'est M. Jules JOLY, qui succèdera à M. JOBIN, venant de VUILLAFANS. La fanfare compte 20 membres en 1866 et la chorale a 30 chanteurs faisant tous partie ou à peu près de la fanfare. L'orphéon a été créé en 1859 et les deux sociétés s'appellent depuis 1861 Orphéon et Fanfare, avec comme président d'honneur M. le Maire de BAUME LES DAMES et comme président actif M. MATHIOT, juge d'instruction. Le directeur commun est M. JOLY et la société musicale de BAUME LES DAMES est composée exclusivement d'ouvriers. Ce qui explique qu'elle ne peut assister aux nombreux concours musicaux organisés à l'époque. Elle participe néanmoins au concours de BESANCON en 1860 et la section chorale y remporte le 2ème prix de la 3ème division. Ses ressources sont alimentées par les membres honoraires qui sont au nombre de 70 en 1866 et la liste de ses soutiens de l'art musical local comprend l'élite de la population. Malgré les difficultés financières, une députation de dix membres participent à LONDRES avec l'Orphéon Français au grand concours international. Au festival de PARIS en 1861, BAUME LES DAMES était également représentée et sa bannière se trouvera encore à la grande fête Orphéonique de l'Exposition de 1867. A cette époque, c'est le collège communal et l'établissement des frères de la doctrine chrétienne qui donnent à leurs élèves les premières notions de musique locale. Ensuite les plus doués suivent les cours de M. JOLY, cours gratuits. La ville prend à sa charge les appointements du professeur. Comme le précise M. BARDEY, le chef de la musique en 1881, les musiciens n'assistent pas ou presque pas aux répétitions. Pour remédier à cet état de chose, la ville décide d'accorder aux musiciens les mêmes avantages qu'aux tambours et clairons de la compagnie des pompiers. La fanfare se compose de 20 musiciens anciens et de 10 élèves. Les anciens musiciens perçoivent une allocation de 13FF et les élèves de 7FF. Comme les pompiers chaque musicien a le droit à un moule de bois et est exempt du logement militaire. La société perçoit une subvention annuelle de 820FF.


Fanfare municipale en 1897

L'an 1897, le 21 mars, à deux heures du soir, les membres républicains du conseil municipal de BAUME LES DAMES ainsi que les anciens musiciens convoqués par M. BUTTERLIN, maire, se sont réunis à l'hôtel de ville dans le but d'organiser une société de musique en cette ville. La réunion vote les statuts et il est fondé la Fanfare Municipale de BAUME LES DAMES qui a pour but de propager le goût de la musique, d'instruire la musique dans cet art et de participer selon ses moyens aux oeuvres de bienfaisance ainsi qu'aux réjouissances nationales.

1921
La fanfare en 1921

Les statuts comportent 30 articles et ce sont encore ces statuts qui sont en vigueur aujourd'hui, seule ayant changé l'appellation de la société. Après une interruption pendant la Grande Guerre, la fanfare municipale est reconstituée le 1er Juillet 1921 sous la direction de M. Georges THIERRY, à qui succède M. Jules BIANCHI en 1928. Le conseil municipal en novembre 1921 achète une casquette pour les 21 musiciens qui composent alors la fanfare afin de les distinguer des civils lors des manifestations, et ouvre un crédit de 304.50FF à cet effet, c'est le début de la tenue qui sera complétée par la suite. En 1927, la fanfare est composée de 45 musiciens et organise les 14 et 15 août une grande kermesse place de l'Abbaye. Elle exécute un concert avec au programme: \"Mireille\", de GOUNOD, \"La Mascotte\", de FAUST (choeur des soldats) avec choeur, \"La Veuve Joyeuse\" et différentes petites ouvertures et fantaisies. Suivant une tradition bien établie, chaque année la fanfare organise sa sortie annuelle le dimanche de la pentecôte et un banquet en novembre pour fêter Sainte Cécile. Les sorties ont lieu à Clerval, Val de Cusance, Ballon d'Alsace, Pierrefontaine... Les banquets se font par roulement chez les restaurateurs locaux et une sauterie est organisée à l'occasion de la fête de Ste Cécile à la salle de la Mairie. M. Charles PANKOSKY succède à M. Jules BIANCHI puis c'est M. Georges CHARREREAU qui dirige la fanfare municipale le 1er novembre 1938. La société compte toujours un effectif compris entre 40 et 50 musiciens et forme des élèves pour étoffer ses rangs. Sa tenue vestimentaire est celle de toutes les fanfares de l'époque, c'est à dire calquée sur la tenue militaire, costume et casquette bleu marine, boutons dorés, galons sur les épaules et liseré jaune sur les épaules. La guerre 39-45 survient. L'activité de la fanfare est au point mort. M. Georges BIANCHI fait l'intérim et M. Emile DERAY reprend la direction en 1945. Avec M. René MESSAGIER comme chef en 1951, la fanfare compte 45 musiciens. Il démissionne en 1952. M. Charles PAGE assure l'intérime et M. Bernard PATAILLOT est nommé directeur de la fanfare en 1956. La ville de BAUME LES DAMES lui offre un emploi au secrétariat de mairie. Malheureusement, à compter de cet époque, l'engouement pour la musique baisse et peu à peu les effectifs diminuent. La société ne forme pas ou presque pas d'élèves, tant et si bien qu'en 1966, 7 musiciens seulement assurent le défilé. M. PATAILLOT démissionne. Devant cet état de fait, la municipalité envisage de remplacer la fanfare, indispensable pour assurer les manifestations patriotiques par un ampli de sonorisation placé sur le toit d'une voiture comme cela se pratique dans une commune voisine. Sous l'impulsion de Serge CORGINI, les anciens musiciens s'opposent à cette solution de facilité et incite la ville de BAUME LES DAMES à recruter un nouveau chef. Serge CORGINI suggère pour cela de passer une annonce dans le journal \"l'Est Républicain\" dont il est le correspondant pour le canton. Celle-ci porte ses fruits. Deux personnes se portent candidats : un chef retraité de l'Armée et Gérard SCHEID, un jeune belfortain. C'est la candidature de ce dernier qui est acceptée pour succéder à M. PATAILLOT comme chef de musique et remonter une musique à BAUME LES DAMES.

Elle redevient harmonie...

M. Gérard SCHEID, jeune chef de 20 ans, prend ses fonctions en août 1967 et, pour la célébration de l'anniversaire de la libération de la ville, il réussit à rassembler 24 musiciens qui feront un défilé honorable. Pour étoffer ce noyau d'anciens, M. SCHEID donne des cours de solfège et forme des instrumentistes : 20 jeunes élèves s'inscrivent dès septembre 1967.

1967
Le premier défilé de 1967

M. SCHEID confie également la formation des élèves à des musiciens chevronnés et bientôt la fanfare atteint à nouveau l'effectif de 45 musiciens. Les rangs s'étoffent de clarinettes, de flûtes et de saxophones et la fanfare redevient harmonie en septembre 1975. Une école de musique enseignant les bois, les cuivres, les percussions et le piano avec même des cours pour adultes est créée et compte aujourd'hui 170 élèves. Placé sous la présidence de M. Serge CORGINI, qui a succédé à M. Léon WETSTEIN, l'harmonie municipale peut s'enorgueillir d'être aujourd'hui une des meilleures de la région. En un siècle et demi, la musique de la ville de BAUME LES DAMES a connu des hauts et des bas, des heures de gloire mais aussi des temps sombres. Depuis 1930, cette société a animé toutes les manifestations patriotiques de la ville, participé à d'innombrables fêtes et cavalcades, kermesses, donné des concerts aussi bien à BAUME LES DAMES qu'en FRANCE et à l'ETRANGER. Elle a toujours connu l'appui de la population et surtout de la municipalité. Depuis plus de 150 ans, la ville subventionne la société de musique et lui apporte son aide matérielle. Cela lui a permis de surmonter toutes ces épreuves et d'arriver au niveau actuel. Elle est forte aujourd'hui de 70 musiciens. En 1985, l'harmonie municipale, la plus ancienne société de la ville, reste malgré tout très jeune.

troyes
A Troyes en 1999

L'âge moyen de ses musiciens ne dépasse pas 17 ans, ce qui laisse augurer d'un avenir prometteur. Elle a établi des cassettes audios, Compacts Discs et a même participé à l'enregistrement de l'opéra champêtre \"la Guerre des Boutons\" de Philippe SERVAIN, tiré de l'oeuvre de Louis PERGAUD, réarrangé par Walter DEMONTROND. En 1995, lors du Concours des Orchestres d'Harmonie de la Confédération Musicale de France à THONON-LES-BAINS, elle accède en 1ère Division 2ème Section, et en 1999 à TROYES, elle accède aux divisions dans laquelle concourent les meilleures harmonie de France : la catégorie EXCELLENCE 2ème Section. Lors de l'Assemblée Générale de janvier 2002, M. Serge CORGINI décide de cesser ses fonctions de Président. M. Patrice ADAM lui succède. A l'issu de cette réunion, à la demande de M Gérard SCHEID, M. Serge CORGINI, qui compte à ce jour 65 années de fidélité à l'Harmonie de BAUME LES DAMES, est désigné Président d'honneur pour ses services rendus à la société, notamment pendant ses 22 années de présidence. D'autre part, la salle de répétition portera dorénavant le nom de \"Salle Serge Corgini\". En 2004, M. Patrice ADAM fait voter en 2004 la modification des statuts, qui comprend la création des sections \"Ecole de Musique\" et \"Ensemble FUN'SWING\". C'est à l'issue de cette Assemblée que M. Patrice ADAM passe la main à M. Jean-Marc SOREL. En 2006, à l'occasion du traditionnel concert de Sainte Cécile, l'Association reçoit le Diplôme d'Honneur de la Confédération Musicale de France pour plus de 100 années d'existence. Dès lors, les Grands Concerts de Printemps se déroulent selon des thèmes : jazz, cinéma, cirque... En août 2009, suite au départ de M. Gérard SCHEID, M. Michaël FAIVRE devient chef de musique.

1

 

Zo2 Framework Settings

Select one of sample color schemes

Google Font

Menu Font
Body Font
Heading Font

Body

Background Color
Text Color
Link Color
Background Image

Header Wrapper

Background Color
Modules Title
Text Color
Link Color
Background Image
Background Color
Modules Title
Text Color
Link Color
Background Image
Top of Page